Description
Par (auteur) Cheny, Anne-Marie
Table of contents:
Remerciements
Préface, par Marie-France Auzépy
En guise de préambule
Repères chronologiques
Introduction
Claude Dupuy, un humaniste au coeur des guerres de religion (Paris, 1595)
Une bibliothèque de lettré
À l’abri des désordres du monde
Chrysostome, Justinien, Léon et les autres
Un éditeur, des professeurs de langue et des chercheurs de manuscrits (XVe-XVIe siècle)
Johannes Löwenklau : éditer « pour ne pas mener ici-bas une sotte vie routinière et inutile »
Chrysoloras, Chalcondyle et Lascaris, professeurs de grec en Occident
Ogier Ghislain de Busbecq, un ambassadeur voyageur
Hieronymus Wolf et Anton Fugger, l’union entre un philologue irascible et un banquier mécène (Augsbourg, milieu du XVIe siècle)
De Melanchthon à Fugger
Trois manuscrits inédits
Johannes Herbst : le grand oublié
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc : l’aventurier immobile (Aix-en-Provence, première moitié du XVIIe siècle)
L’érudition comme seule maîtresse
Un encrier et une plume
Et pour quelques livres de plus
Les précieux « papiers Peiresc » (Aix-en-Provence, première moitié du XVIIe siècle)
Une mémoire en papier
Ceci n’est pas l’Empire byzantin
French connection
Lukas Holste, un bibliothécaire au service du Pape (Vatican, milieu du XVIIe siècle)
À la recherche des « petits géographes grecs »
Une pièce du puzzle
La Popelinière : à jamais le premier
La Byzantine du Louvre : une affaire de roi (Paris, milieu du XVIIe siècle)
L’ennemi italien
Un monument pour l’éternité
Louis Cousin, premier « historien » de Byzance
Du Vair, Peiresc, Suarez et Fabrot : une idée et des hommes (Provence, milieu du XVIIe siècle)
Philippe Labbe : un suspect au-dessus de tout soupçon
Une ambition provençale
Un historien de Byzance qui ne souhaitait pas l’être
Montesquieu : un goût d’inachevé (Château de la Brède, 1731)
Une bibliothèque dans une tour carrée
L’indispensable Byzance
Condorcet, une lumière dans la nuit (Paris, 1795)
L’ignorance au coeur de la décadence
La transmission du génie grec
Conclusion
Glossaire
Index
Crédits iconographiques
Table des figures
Short /annotation:
Partis à la recherche de la Grèce classique et de ses manuscrits antiques, religieux, diplomates, marchands, érudits, libertins et capitaines de navires découvrent le Moyen Âge grec et la civilisation byzantine. Voici l”histoire trépidante de ces fous du savoir.
:
Une fois un domaine de recherche installé, la question de sa naissance s’efface comme s’il était là depuis toujours. Pourtant, il y a souvent dans les premiers moments de la découverte, matière à épopée. Ce que nous appelons « les études byzantines », c’est-à-dire l’étude de la langue, de l’histoire, de l’art et de la civilisation de l’Empire romain d’Orient durant les douze siècles de son existence (330-1453) ont ceci de particulier qu’elles sont nées sans qu’on les cherche.
Aux XVIe et XVIIe siècles, l’attrait pour la Grèce antique est vif. Les voyages vers l’Orient se multiplient. De nombreux savants, avides de compléter leurs connaissances et leurs bibliothèques, missionnent tout un réseau d’aventuriers pour partir en quête de manuscrits. Religieux, diplomates, marchands, érudits, libertins, capitaines de navires parcourent l’Empire ottoman à la recherche de manuscrits grecs antiques. Mais leur méconnaissance de la langue gre






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