Description
Par (auteur) Ziad Akl
Au Liban, pays notoirement instable, la responsabilité de l’architecte, en première ligne des incessantes reconstructions post-bombardements, est inestimable.C’est lui ou elle qui apporte les changements dans les environnements familiers, annonce les nouvelles ères politiques et sociales, introduit la modernité dans les espaces publics et privés, résout tant bien que mal la délicate question de la préservation de l’ancien et, au final, redéfinit la qualité de vie des habitants et leurs relations entre eux et avec l’histoire.Diplômé de l’École des ponts et chaussées, Ziad Akl commence sa carrière au Liban en pleine guerre, au début des années 1980. Entre le souvenir du chantier organique de la maison familiale de Mhaidssé et les lectures passionnées de Tintin, il esquisse une trajectoire personnelle où l’humour occupe une place centrale. Nourrie par ses lectures, sa vision est reconnaissable à son efficacité autant qu’à sa dimension ludique.Très tôt, la violence au Liban le pousse à construire ailleurs, en Afrique, dans les pays du Golfe, avant de revenir participer à la métamorphose de Beyrouth sous l’égide de Solidere, au contact des plus grandes signatures de l’architecture contemporaine. Ce récit personnel est une traversée sensible du Liban et de ses contradictions, un regard sans filtre sur les coulisses du métier d’architecte dans un pays en ruines, en chantiers, en éternel recommencement.Membre actif de multiples instances civiques et urbanistiques, enseignant charismatique, penseur du patrimoine, Ziad Akl dévoile ici une voix libre, portée par l’amitié, la transmission et une ironie souriante, nourrie par sa tendresse pour son entourage, ses collaborateurs, sa famille… et son chien Oscar.Un témoignage lucide et vivant, à la croisée de l’intime et du collectif, qui questionne le rôle de l’architecte face au chaos, à la mémoire et à l’oubli.






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